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    Amour et amour-propre (sujet en cours d'écriture)

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    Sark

    Messages : 69
    Date d'inscription : 31/10/2012

    Amour et amour-propre (sujet en cours d'écriture)

    Message  Sark le Lun 28 Oct - 15:28

    Je crois qu'il est temps que je poste enfin ce sujet, depuis le temps que des idées similaires me traversent la tête...

      L'amour est un sujet trop vaste pour être traité par une seule personne, en une seule oeuvre, cependant j'aimerais partager un peu de ma réflexion à ce propos. Et je vais, pour commencer, prendre un sujet et un genre de situations qui concerne la plupart des cas.

      La lâcheté est une faiblesse courante dans les relations amoureuses, occasionnée par le refus de la douleur et un manque de rationalité. C'est une lacune de réflexion dans la mesure où en cherchant à éviter la douleur, on se cause de fait une plus grande douleur, plus durable et en ce sens souvent plus destructrice qu'un refus net. En effet, si le fait de se faire repousser est délicat voire douloureux, il possède toutefois ses bons côtés; comme le fait d'être fixé quant au sort de ses propres sentiments, ou le fait d'abréger les affabulations façonnées par nôtre propre esprit.
    Qui peut, après une réflexion honnête et raisonnable, considérer que les doutes et les hypothèses engendrés par nos esprits ne sont pas néfastes (mis à part le pire des pessimistes, et encore)? Réfléchir à toutes les possibilités d'un grand amour est un cas répété, de même qu'imaginer cent fois le dialogue au terme duquel nôtre dulcinée/prince charmant répondra à l'affirmative...mais songeons bien que chacun des cas imaginés est une blessure, parce qu'en réalisant que c'est inventé, on se fait mal en reprenant contact avec la réalité, sans pour autant vouloir lâcher prises sur ses espérances.
    Ainsi, le refus de la douleur est en fait une idée que l'on se donne sans réfléchir; plus le temps passe, plus on s'imagine des choses, plus on en souffre, plus on angoisse et parfois on s'éloigne par nôtre comportement, ou parce que le/la partenaire se lasse aussi. Mais la lâcheté est tout de même un moyen de fuir la douleur parce qu'on tente d'éviter l'instant redoutable du refus absolu: instant douloureux, assurément.
    Cependant, si cet instant est douloureux, c'est souvent parce qu'on a retardé son échéance: Aurait-on une si vive douleur si l'on avait pas attendu des semaines, des mois voire des années pour révéler ses passions, attente ponctuée de rêveries, d'espoirs et d'occasions manquées, attente causée par la lâcheté et la faiblesse, enfin; attente fatale parce que de si grands espoirs ont été conçus qu'un refus banal est répercuté dans chaque seconde, idée ou rêverie de cette attente: le refus est banal, mais il est amplifié par le temps et la lâcheté investis par l'autre avant de se déclarer enfin.

    Soyez honnête: Ce discours est vite redondant n'est-ce-pas?
    La raison en est simple; c'est un cas flagrant de cercle vicieux.

    Revenons à nos moutons...la lâcheté provient en fait de l'amour-propre du peureux; en refusant d'affronter la douleur, on épargne nôtre amour propre dans la mesure où on attend une réponse positive (même si on tente de se convaincre du contraire).

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